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Questions orales

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Réponse du vice-président concernant la question orale sur le surcoût de fonctionnement du nouvel hôpital


Monsieur le président, chers collègues,
Mesdames et messieurs du public et de la presse
Ia Ora Na ;

La question qui m’est posée aujourd’hui par Mme Emma ALGAN, du groupe To Tatou Ai’a, concerne le surcoût financier lié au fonctionnement de notre nouvel hôpital.

C’est une question importante, car comme le dit notre représentante, qui a repris une de mes déclarations faite sur les ondes de RFO Radio la semaine dernière, si le maître mot est de faire des économies partout où on peut le faire, au nom de la bonne gestion des fonds publics, ce ne sera pas, ce ne sera jamais au détriment de la qualité des soins.

Le nouvel hôpital était donc l’occasion de démontrer qu’il était possible de reprendre en cours une opération extrêmement complexe, et de le faire de manière raisonnée et raisonnable, en étroite coopération avec nos partenaires que je tiens ici à saluer : le ministère de l’équipement et l’équipe de l’EGT, son directeur et ses techniciens ; la communauté médicale du CHPF, à qui il convient de rendre hommage ; les entreprises qui travaillent avec acharnement et passion sur ce qui est aujourd’hui le plus grand chantier du Pays. Et enfin notre nouveau directeur, monsieur Louis ROLLAND, et son équipe de direction à qui je tiens à rendre un hommage public.
C’est à lui que nous devons, en grande partie, un énorme travail de rationalisation qui a d’ailleurs été validé, le mercredi 1er octobre dernier, à l’occasion du comité stratégique du nouvel hôpital. C’est ce comité qui a arrêté les grandes lignes financières liées à la question du surcoût.

Car nous avions, au départ, plusieurs hypothèses concernant l’ouverture et le budget de fonctionnement de cette structure, dont la taille n’est pas pharaonique comme on l’entend parfois dire. De nombreux hôpitaux construits ou en cours de construction en métropole sont similaires ou bien dépassent notre structure, pour un même bassin de population.

Concernant la question des estimations, sachez, madame la représentante, mesdames et messieurs, nous en étions arrivé, avec les propositions de l’ancienne équipe, à la somme faramineuse de 22.594 milliards XPF de coût de fonctionnement en année pleine, soit un surcoût énorme de 4.3 milliards XPF que nous avons totalement réduit.

Je ne pouvais pas accepter les propositions de la précédente équipe directoriale, qui n’étaient pas raisonnables. J’ai demandé à la nouvelle équipe directoriale de travailler avec plus de raison et plus de mesure. L’estimation concernant la création de 373 nouveaux postes pour 2.1 milliards de surcoût tuait littéralement le nouvel hôpital avant son ouverture.

Sur ce poste nous avons opté pour la création brute de 36 postes correspondant à 306 millions supplémentaires, soit un différentiel énorme de moins 1.8 milliards XPF que le nouvel hôpital n’aura pas à supporter.

Il en est de même pour le chapitre des dépenses dites hôtelières et liées à la maintenance. Nous sommes passés d’un surcoût estimé à 1.8 milliards XPF à une somme de 800 millions, soit un différentiel de un milliard XPF.

Je peux donc vous dire que la cotation du surcoût réel dans le budget de fonctionnement du nouvel hôpital est de :
- 316 millions XPF pour les charges relatives au personnel ;
- 300 millions XPF pour les charges à caractère médical ;
- 800 millions pour les charges à caractère hôtelier et général.

Soit un total du surcoût qui se monte à 1.416 milliard XPF, et un budget de fonctionnement de 18.9 milliards XPF en année pleine, au lieu de 22.6 milliards dont j’avais parlé plus haut.

Nous ne pouvons pas mieux faire.

Enfin, concernant la partie de la question de la participation de l’Etat, le secrétaire d’Etat en charge de l’outre-mer, M. Yves JEGO, a confirmé cette non participation au fonctionnement de notre future structure.
Je ne reviendrais pas ici sur les raisons qui ont mené à cet état de fait. Ces raisons sont liées à la conception et au lancement de ce projet, qui avait fait l’objet d’un bras de fer entre l’Etat et le Pays et que le Pays avait décidé d’assumer seul.
Nous héritons aujourd’hui – je le dis sans pointer qui que ce soit - de cette situation.





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